
Blanche, sombre ou parfois mouchetée, l’aigrette sacrée ne porte pas toujours le même plumage.
- Noms locaux
- ’Otu’u
- Autres noms
- Aigrette sacrée
Portrait de l’espèce
L’aigrette sacrée mesure environ 58 cm du bec à la queue et possède des pattes jaune-vert. Les formes blanche et gris sombre sont les plus courantes ; la fiche française décrit aussi un plumage moucheté plus rare. La version anglaise signale une plus grande fréquence locale des oiseaux blancs.
Elle mange de petits poissons et des crustacés, mais aussi des insectes et des lézards.
L’aigrette est un oiseau terrestre sédentaire à Tetiaroa. Elle se reproduit dans les archipels polynésiens, mais le guide d’origine ne signalait aucun nid confirmé sur l’atoll. Sa présence y était établie, sa nidification restait à documenter.
Ailleurs, la reproduction peut avoir lieu toute l’année, au sol, dans un arbuste ou dans un arbre, parfois en groupes d’une douzaine d’oiseaux. Un nid de petites branches accueille deux ou trois œufs bleu pâle d’environ 4,4 × 3,4 cm. Les deux parents couvent durant 25 à 28 jours et élèvent les jeunes jusqu’à leur envol, à cinq ou six semaines.
Dans les traditions recueillies par Teuira Henry, l’aigrette incarnait Rua nu‘u, dont le nom évoque une source d’armées. Un récit raconte que celui qui offensait l’oiseau voyait son cou se tordre jusqu’à avoir le visage dans le dos. Pour y remédier, il devait humblement reconnaître sa faute devant l’image du dieu ou de l’oiseau.
- Gouni A., Zysman T., 2011. Oiseaux du Fenua, Tahiti et ses îles. Téthys Editions
- Henry T., 2004. Tahiti aux temps anciens. Publications de la Société des Océanistes
- Société Ornithologique de Polynésie – Manu


