
Après le plongeon, la poursuite continue : le fou brun utilise ses ailes et ses pattes pour suivre les poissons sous l’eau.
- Noms locaux
- A’o
- Milieu
- Motu et rivages
Portrait de l’espèce
Brun sur le dessus et blanc dessous, le fou brun possède un bec jaunâtre et une envergure d’environ 132 à 150 cm. Chez le mâle adulte, la peau nue autour de l’œil et à la base du bec est bleue.
Il se laisse tomber d’une dizaine de mètres, parfois de plusieurs dizaines, puis poursuit sa proie sous l’eau en s’aidant de ses ailes et de ses pattes palmées. Poissons volants et calmars figurent à son menu.
La reproduction peut avoir lieu toute l’année. Les fous bruns nichent au sol, généralement en colonie mais parfois isolément, et pondent directement sur le sable. Les œufs jaunâtres mesurent environ 6,4 × 4,6 cm. Les deux parents les couvent pendant 43 à 47 jours, puis élèvent le petit survivant durant environ 120 jours.
Une ponte peut compter deux œufs, mais un seul poussin survit habituellement. Le second œuf offre une chance supplémentaire si le premier échoue ; lorsque les deux éclosent, l’aîné tue ou évince généralement le plus jeune.
Le guide faisait état d’environ 50 couples reproducteurs en 2014, avec des observations sur les motu du nord et sur Tahuna Iti, au sud. Ces données décrivent la situation observée à cette époque.
Dans les traditions polynésiennes recueillies par Teuira Henry, le fou incarnait Tū-ta-’iri’moana, associé à la stabilité et à l’apaisement de la mer. Lorsque l’oiseau se posait sur l’eau, la mer était censée se calmer.
- Gouni A., Zysman T., 2011. Oiseaux du Fenua, Tahiti et ses îles. Téthys Editions
- Henry T., 2004. Tahiti aux temps anciens. Publications de la Société des Océanistes
- Société Ornithologique de Polynésie – Manu







