
La vie du pluvier fauve relie les terres arctiques aux îles du Pacifique. Tetiaroa fait partie de ce voyage.
- Noms locaux
- Torea
- Milieu
- Motu et rivages
- Autres noms
- Pluvier fauve
Portrait de l’espèce
Le pluvier fauve mesure environ 23 à 27 cm du bec à la queue. Hors reproduction, son plumage mêle brun, noir, blanc et roux, avec un dessous clair. En plumage nuptial, une large zone noire couvre la face, la gorge et le ventre, bordée de blanc. Ces deux aspects peuvent être observés en Polynésie française.
Le jour, il cherche petits crustacés, mollusques, insectes et larves sur les plages et les platiers. La nuit, les oiseaux se rassemblent près de l’eau.
Il niche au sol en Alaska et en Sibérie pendant l’été boréal, de mai à juillet. Le guide décrit des pontes de trois à cinq œufs, couvés par les deux parents durant environ 26 jours.
Après la reproduction, il migre vers le sud à travers le Pacifique, avec des vols sans escale dépassant 3 200 km, jusqu’aux îles et aux côtes australiennes. À Tetiaroa, il est généralement présent de septembre à avril avant de repartir vers le nord.
Le guide rapporte l’hypothèse selon laquelle les pluviers partant vers le nord auraient aidé les navigateurs polynésiens de Tahiti et des Marquises à pressentir des terres du côté de Hawai‘i. Il s’agit d’une interprétation, non de la preuve d’un voyage précis.
Dans les traditions citées, le cri du Tōrea annonçait un danger. L’oiseau incarnait Te Meharo, associé à la strangulation ; un guerrier doté de l’œil du pluvier savait déjouer les pièges ennemis.
- Gouni A., Zysman T., 2011. Oiseaux du Fenua, Tahiti et ses îles. Téthys Editions
- Henry T., 2004. Tahiti aux temps anciens. Publications de la Société des Océanistes
- Société Ornithologique de Polynésie – Manu

