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Invertébrés

Bernard-l’ermite fraise

Coenobita perlatus

C'est un agent très efficace du maintien de la propreté des plages car son régime est principalement détritivore

Un crabe rouge vif traverse la plage, une coquille sur le dos. Sur Reiono, ces détritivores du rivage peuvent se rassembler en grand nombre.

Noms locaux
Uà

Portrait de l’espèce

Coenobita perlatus est un bernard-l’ermite terrestre indo-pacifique, de la même famille que le crabe de cocotier. L’adulte peut atteindre environ 8 cm et 80 g. De petites granulations couvrent son corps ; le rouge fraise varie avec l’âge et les caroténoïdes de l’alimentation, et les jeunes peuvent être beaucoup plus pâles. Le guide signale aussi des individus orange ou plus sombres.

Une coquille de gastéropode marin abandonnée protège l’abdomen mou et les organes internes tout en conservant l’humidité nécessaire. Elle doit être bien ajustée. Comme les autres décapodes, ce crabe possède cinq paires de pattes adaptées à la préhension, à la marche, au maintien de la coquille et au nettoyage. Deux paires d’antennes lui permettent d’explorer son environnement. La distinction entre les sexes repose sur l’examen de la face ventrale, où les orifices génitaux se trouvent à la base des pattes.

Il fréquente les plages, les dunes côtières et les terrains proches de la mer. L’eau salée maintient son humidité, participe à sa respiration et à son équilibre en sels. Il s’active surtout la nuit, quand les pertes d’eau diminuent, et peut rester replié dans sa coquille pendant les périodes difficiles.

Débris végétaux, animaux morts et autres restes organiques constituent une grande part de son alimentation et contribuent au nettoyage du rivage. Il capture aussi des proies vivantes, notamment de jeunes tortues à l’éclosion. Les groupes comptent parfois des dizaines ou des centaines d’individus. Le guide décrit des échanges en chaîne : un grand crabe adopte une coquille vide, puis des crabes plus petits récupèrent successivement les logements libérés.

Lors de l’accouplement, le mâle dépose un paquet de sperme, ou spermatophore, sur la femelle. Sa dissolution permet la fécondation des œufs. La femelle les porte sur ses appendices abdominaux, les pléopodes, et les maintient humides. Le guide décrit leur dépôt sur une roche humide, où la marée montante les emporte vers la mer pour l’éclosion. Les larves s’y développent ; après la fixation, le jeune crabe doit trouver une coquille protectrice.

Les sources donnent une longévité d’environ 25 à 30 ans dans la nature, avec un autre passage évoquant une durée possible proche de 40 ans. La survie en captivité est souvent plus courte. La reproduction exige une phase larvaire marine, difficile à recréer en captivité ordinaire.

McKenzie, N. 1999. "Coenobita perlatus" (On-line), Animal Diversity Web. Accessed November 14, 2017 at http://animaldiversity.org/accounts/Coenobita_perlatus/

Bernard l'hermites sur branche sur Motu Reiono
Photo: Jean-Yves Meyer
ls occupent des coquilles de gastéropodes abandonnés afin de protéger leur abdomen mou et leurs organes internes
Coenobita perlatus vivent en bandes de quelques dizaines d'individus voire de centaines d'individus et possèdent une vie sociale apparemment assez élaborée.
Il fréquente les plages et les dunes de bord de mer et se maintient toujours à une distance accessible de l'eau salée où il peut restaurer l'humidité de son corps.
Ils sont plus actifs pendant la nuit pour ne pas risquer la déshydratation et l'asphyxie.

Bernard l’hermite fraise
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