
Le ‘uru nourrit les communautés insulaires depuis des générations. Ses nombreuses formes sélectionnées relient alimentation, construction navale et histoire des voyages du Bounty.
- Noms locaux
- 'Uru (îles de la Société, Tuamotu, Australes), Mei (Gambier, Marquises)
- Milieu
- Motu et rivages
- Famille
- Moraceae
- Statut biogéographique
- Introduction polynésienne (inventaire d’origine)
- Forme biologique
- Arbre
- Abondance
- Rare
- Écosystème
- Forêt mixte
Portrait de l’espèce
Les cultivateurs polynésiens sélectionnent des variétés d’arbres à pain depuis des siècles. Un même arbre peut porter des fruits à plusieurs stades de développement. Préparés de différentes façons pour les humains, ils ont aussi été donnés crus aux animaux. Les inflorescences mâles, appelées pop ‘uru dans le guide, peuvent être confites. Les feuilles servent d’emballages alimentaires.
Le bois jaune pâle est léger et tendre. Il sert à la sculpture, aux pirogues et à la construction, mais résiste mal à l’humidité, aux champignons et aux insectes. Le guide rapporte l’emploi du latex blanc, de la sève et d’autres parties dans la pharmacopée traditionnelle, et donne le nom ‘uru à la sève présente à la surface du fruit.
À la fin du XVIIIe siècle, le capitaine Bligh fut chargé de transporter des plants tahitiens vers les Antilles britanniques. La mutinerie du Bounty interrompit le premier voyage ; le roman coécrit par James Norman Hall contribua à rendre ce récit célèbre.
Le guide relie le recul de la production de ‘uru à partir des années 1960 à la place croissante du riz et du pain dans l’alimentation polynésienne. Il cite notamment des variétés moins appréciées qui pouvaient produire sur des sols plus pauvres ou hors de la saison principale.
