
Les petits fruits du mati donnent de la couleur aux étoffes et à la peau. Ses racines et son écorce résistante distinguent aussi ce figuier.
- Noms locaux
- Mati (îles de la Société, Australes, Tuamotu)
- Milieu
- Motu et rivages
- Famille
- Moraceae
- Statut biogéographique
- Introduction polynésienne (inventaire d’origine)
- Forme biologique
- Arbre
- Abondance
- Peu commun
- Écosystème
- Forêt mixte
Portrait de l’espèce
Le mati pousse souvent sur les rochers : on dit qu’il est saxicole. Il développe des racines aériennes et a été comparé à un petit banian par Teuira Henry, citée dans l’édition de 2004 utilisée par le guide.
Ses fruits sont comestibles. Associés aux feuilles de tou (Cordia subcordata), ils donnent une teinture rougeâtre traditionnellement appliquée aux tapa, tissus d’écorce, et à la peau. Le guide leur attribue aussi des usages médicinaux sans préciser de traitement. Les fibres de l’écorce servent à fabriquer des cordages et des filets de pêche résistants.
Barrau, 1971. Useful plants of Tahiti. Société des Océanistes, Paris, Dossier 8.
Butaud J.F., Gérard J., Guibal D., 2011. Guide des arbres de Polynésie française, bois et utilisations. 2e édition, Au vent des îles.&
Butaud J.F., 2013. Vallées tahitiennes, Guide floristique. Direction de l’environnement.
Jost X., Ansel J.L., Raharivelomanana P., Butaud J.F., 2016. Ethnobotanical survey of cosmetic plants used in Marquesas Islands (French Polynesia). Journal of Ethnobiology and Ethnomedicine.
Photo: Jean-Yves Hiro Meyer