
Ses fruits flottants transportent le hutu d’un rivage à l’autre. Son bois, ses fleurs et les traditions qui l’entourent racontent bien d’autres usages.
- Noms locaux
- Hutu (Polynésie française), Hotu (Polynésie française)
- Milieu
- Motu et rivages
- Famille
- Lecythidaceae
- Statut biogéographique
- Indigène
- Forme biologique
- Arbre
- Abondance
- Peu commun
- Écosystème
- Forêt mixte et plage
Portrait de l’espèce
Souvent présent en bord de mer, le hutu se disperse grâce à ses fruits flottants, qui renferment une graine semblable à une amande. Son bois jaune pâle, léger et tendre, sert aux pirogues, à la construction, à la menuiserie et comme combustible. Ses fleurs et ses feuilles sont ornementales.
Le fruit porté par l’eau est à l’origine de hotu painu, expression que le guide décrit comme péjorative et appliquée aux personnes sans attaches. Une autre tradition fait naître l’arbre d’un cœur humain.
Les graines contiennent des saponines, substances naturelles aux propriétés détergentes capables d’endommager les cellules. Des pratiques de pêche anciennes employaient les graines râpées pour étourdir ou tuer les poissons du lagon. Le guide rapporte aussi des applications externes traditionnelles contre les piqûres de poisson-pierre (nohu), les entorses et les maux de tête, ainsi que pour les soins des plaies. Il s’agit de témoignages d’usages, et non de preuves d’efficacité clinique.
Butaud J.F., Gérard J., Guibal D., 2011. Guide des arbres de Polynésie française, bois et utilisations. 2e édition, Au vent des îles, 616 p. Barrau J., 1971. Useful plants of Tahiti. Société des Océanistes, Paris, Dossier 8, 33 p. Butaud J.F., 2014. Guide floristique, Rimatara, Rurutu, Tubuai, Raivavae. Direction de l’environnement, 1e édition, 131 p.