
Les fruits du nono voyagent avec les animaux et l’eau. Ce petit arbre fournit aussi nourriture, teinture et récits de séduction et de soins traditionnels.
- Noms locaux
- Nono (îles de la Société, Tuamotu, Gambier, Australes), Noni (Marquises)
- Milieu
- Motu et rivages
- Famille
- Rubiaceae
- Statut biogéographique
- Introduction polynésienne (inventaire d’origine)
- Forme biologique
- Arbre
- Abondance
- Commun
- Écosystème
- Forêt mixte
Portrait de l’espèce
De petites fleurs se développent dans l’ensemble qui devient le fruit bosselé, comparable à une pomme de terre. Les animaux et l’eau dispersent la plante : c’est la zoochorie et l’hydrochorie. Les fruits comestibles donnent jus ou sauces ; les feuilles enveloppent les aliments à cuire.
Le bois jaune à rose est peu utilisé, car il résiste mal à l’humidité et aux champignons. Les parties internes des racines fournissent une teinture pour les tapa. Le guide rapporte l’emploi de feuilles crues ou cuites, ainsi que de fruits, en cataplasmes pour infections cutanées, abcès, furoncles et piqûres, tout en signalant que le contact prolongé des feuilles peut provoquer des cloques. L’idée que les préparations de fruits renforcent l’immunité relève de ce récit d’usages, sans constituer un bénéfice médical établi.
Le guide conserve le récit du taora nono : les jeunes lançaient un fruit encore vert vers la personne désirée dans le cadre d’une coutume de séduction.
