
Les feuilles de ‘auti entourent les maisons, enveloppent les aliments et entrent dans les costumes cérémoniels. Les usages pratiques de cette plante côtoient ses associations sacrées.
- Noms locaux
- ‘Auti (Polynésie française), Ti (Polynésie française)
- Milieu
- Motu et rivages
- Autres noms
- Cordyline
- Famille
- Asparagaceae
- Statut biogéographique
- Introduction polynésienne (inventaire d’origine)
- Forme biologique
- Arbuste
- Abondance
- Cultivé uniquement à Onetahi
- Écosystème
- Jardin
Portrait de l’espèce
Souvent planté en alignement autour des habitations, le ‘auti porte de grandes feuilles brillantes, vertes, rouges ou jaunes selon la variété. Elles entrent dans les costumes végétaux traditionnels et servent d’enveloppes alimentaires à travers l’Océanie.
Teuira Henry présentait le ‘auti comme une plante d’une importance exceptionnelle dans la vie polynésienne. Selon une tradition, Ta‘aroa l’offrit aux humains pour les sauver de la famine. Associé à la protection contre les esprits malfaisants, ses branches et ses feuilles étaient considérées comme indispensables à la réussite des cérémonies des marae. Guerriers, orateurs et spécialistes rituels en portaient les feuilles.
Les parties souterraines de réserve deviennent douces et riches en glucides après cuisson au four et peuvent fournir un jus sucré. Le guide rapporte la consommation de feuilles à Hawai‘i et l’emploi des racines pour préparer l’alcool fort ‘ōkolehao, pratique ensuite transmise aux Tahitiens selon ce récit. Il évoque aussi leur utilisation par des missionnaires européens dans la fermentation de bière.